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LE SONNET D'UN PÈRE RETROUVÉ

LE SONNET D'UN PÈRE RETROUVÉ

Longtemps je t'ai cru loin, mon Père, indifférent,

Ignorant le venin distillé par ma mère,

Cette âme qui t'a fait de ma vie le grand absent,

Et qui nous infligea sa volonté si fière.

Elle a caché tes mots, tes lettres, d'un geste errant,

Me laissant orphelin de ta voix si chère.

Elle a tué ma chienne, ajoutant, en riant,

Le deuil à la prison de ma jeune misère.

Son ceinturon cruel sur ma peau dessinait

Les sillons de la haine où je me déprimais.

Je la hais ! Mais le temps, qui venge et qui s'obstine,

A permis que nos vies enfin se réunissent.

Notre revanche est prise sur l'être maligne.

C'est toi que j'aime, et toi seul, que mon cœur bénisse.

INESTA Guillaume

Le 8/11/2025À

Briançon