Le Sourire du Monstre
Ils m'ont peint en monstre sur leurs vieux tableaux,
Avec des mots tranchants, des jugements trop hauts.
Ils ont écrit ma fin avant même mon histoire,
Quelle drôle de façon de fabriquer ma gloire.
J'ai porté leurs doutes comme une veste trop lourde,
Puis j'en ai fait une armure quand la nuit devient sourde.
Ils voulaient voir mes larmes, j'ai offert un sourire,
Ils attendaient ma chute… j'ai appris à voler.
Merci pour les flèches, elles ont tracé ma route,
Merci pour les mensonges, ils ont chassé mes doutes.
Vous cherchiez une faiblesse cachée dans mon cœur,
Vous avez trouvé un royaume rempli de fureur.
Je ne suis pas le héros que vos livres racontent,
Ni le méchant parfait que vos peurs inventent.
Je suis la tempête qui danse avec le calme,
Le dernier éclat d'une nuit sans étoiles.
Alors continuez de parler, faites-moi une légende,
Chaque critique lancée devient une offrande.
Vous vouliez un ennemi ? Regardez dans le miroir…
Parfois le plus grand rival est celui qu'on refuse de voir.
J'avance avec grâce, avec l'ombre à mes côtés,
Car même mes démons ont appris à me respecter.
Vous cherchiez un monstre au fond de mon esprit…
Vous avez trouvé quelqu'un qui n'abandonne jamais sa vie.