L'égo numérique se dresse, façade soignée,
Où l'on expose avec soin une image arrangée.
Les meilleurs moments, les succès éclatants,
Les aspects flatteurs, les instants charmants.
On met en scène une vie idéalisée et lisse,
Où les ombres s'effacent, les faiblesses s'esquivent.
Un vernis parfait recouvre les aspérités,
Dans cette quête d'approbation, de vanités.
Les "likes" et les commentaires deviennent trophées,
Nourrissant un ego parfois hypertrophié.
On se compare, on rivalise en douce amertume,
Dans cette course aux regards, rien ne s'allume
Vraiment au fond de l'âme. Car derrière l'écran,
Se cachent les doutes, les peurs, le manque constant.
Les difficultés tues, les luttes solitaires,
Les failles que l'on voile, les douleurs amères.
Ce que l'on montre est une version édulcorée,
Un récit sélectif, une réalité altérée.
On construit une image pour le monde extérieur,
Oubliant parfois son propre cœur intérieur.
Cette dissonance crée un fossé insidieux,
Entre le paraître et l'être, un malaise anxieux.
L'énergie dépensée à maintenir l'illusion,
Éloigne de soi, de sa vraie complexion.
Alors, prenons conscience de ce jeu subtil,
De ce que l'on dévoile et de ce que l'on exile.
Car la véritable force réside dans l'authenticité,
Dans l'acceptation pleine de notre humanité.
Montrer sa vulnérabilité, ses fragilités aussi,
C'est briser le miroir truqué, un pas hardi
Vers une existence plus sincère et apaisée,
Où l'égo numérique enfin se désarme, apaisé.
©rina30
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