L'épitaphe de l'amour
Si l'amour devait abdiquer son nom pour revêtir une identité charnelle, c'est ton prénom qu'il choisirait pour se révéler au monde. Tu incarnes cette essence rare, cet idéal que les âmes en quête d'absolu appellent de leurs vœux les plus secrets.
Je l'affirme sans fard, avec la droiture de ceux qui ne craignent plus la vérité : tu es l'ultime refuge des mots, le sanctuaire où ils se réfugient lorsqu'ils s'avouent vaincus par trop de beauté.
Tu ne te contentes pas d'être belle ; tu es une diffraction de la lumière, une présence qui suspend le tumulte du monde et impose, par ta seule aura, un silence sacré à la rumeur des jours. Il émane de toi une évidence si pure qu'elle semble être le chef-d'œuvre unique d'un hasard devenu, pour un instant, génial.
Je t'ai contemplée avec cette ferveur fiévreuse que l'on réserve à ce que l'on craint de perdre, alors même que l'on n'a pas encore conquis l'intégralité de son cœur.
* Ton sourire n'est point une simple mimique, c'est une caresse armée qui désarme sans jamais blesser.
* Ton regard ne se borne pas à observer ; il sonde, il dénude, et dans le sillage de cette révélation, il dépose des empreintes indélébiles.
Nous croyions posséder la définition de la beauté, jusqu'à ce que celle-ci se cristallise en ton nom. Tu es celle qui rééquilibre les instants, qui allège le poids des silences et insuffle une densité nouvelle aux heures qui, sans toi, seraient désespérément vacantes.
Je me surprends à te chérir avec cette nostalgie prémonitoire, comme on pleure déjà l'absence de ce qui est pourtant encore là.
Dire « je t'aime » serait une indécence, un appauvrissement face à la tempête que tu fais naître en moi. Car t'aimer, c'est consentir à la métamorphose, c'est arpenter cette crête étroite où la paix flirte avec le vertige, c'est admettre que certaines présences ne sont pas des destinations, mais des traversées initiatiques.
Si l'univers exigeait une preuve irréfutable de la splendeur, je ne lèverais point les yeux vers les constellations lointaines.
**Je te désignerais toi.**
Car si l'amour devait se donner un autre nom, il porterait le tien... et si le Désir, dans sa soif d'infini, cherchait une forme à épouser, il se fondrait à jamais dans le sillage de ton ombre.
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