I

LES BRANCHES TORDUES

Un joli dépecé
Dans un bois esseulé
A fini par chanter
Son décès violacé.
Une folle indigène
Aussi triste qu'un feu
Brûla vive un peureux
Dans trois pentes amènes.
Il faudra y penser.
Il faudra bien venir
À tuer ces deux là
Dans un proche avenir.
Éclaircir le vison
Au visage visé
Par la folle saison
Où se fondent gelées.
Dans la triste maison
Faite au sol en silex
Un piano n'a qu'un son
Qu'est un mi bien perplexe.
Mais voilà l'omelette
Qui nous fait rester bête.
Je fais ce qui me plaît.
Je m'assois , je me tais...
INESTA Guillaume
©andras