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LES CRIS DU MONDE

C’est fou comme le monde pleure
C’est fou comme certains se meurent
C’est fou comme l’espoir demeure
C’est fou comme la joie est un leurre
Le mal galope à pas de géant
L’Amour erre dans le néant
Le mal prend cruellement son élan
L’hypocrisie ne manque pas d’allant
C’est fou comme la terre crie
C’est fou comme la souffrance vrombit
C’est fou comme le ciel s’obscurcit
C’est fou comme l’intolérance rugit
La famine fait des ravages
La pauvreté détruit tout sur son passage
La bonté a malheureusement pris le large
La générosité coule dans un naufrage
C’est fou comme les Hommes s’entretuent
C’est fou comme les jeunes sont têtus
C’est fou comme Dieu s’est tu
C’est fou comme l’idéologie désormais tue
Ma plume essuie les larmes
Sur la côte brulante de nos flammes
C'est fou comme Mon encre apaiserait les larmes
Sur la caverne rugueuse de nos âmes
Ils seraient profonds ces mots
Qui n'existent que pour combattre les maux
C'est fou comme ils enjolivent nos cœurs meurtris
C'est fou comme ils soignent nos âmes aigris
Mes écrits annoncent, amorcent et dénoncent,
Les fléaux qui enquiquinent l'être
Mon esprit s'évade, s'invente ; point il ne renonce
À combattre le mal-être
C’est fou comme certains baignent dans la richesse
C’est fou comme d’autres se terrent dans la tristesse
C’est fou comme nos cœurs sont dépourvus de noblesse
C’est fou comme ceux-là baignent dans l'ivresse
Balbine. B. Ngono
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