les écrans
On fait défiler des vies en plastique sur un écran de verre,
On cherche la lumière au milieu de nos propres hivers…
Un pouce levé, un petit cœur rouge qui s’allume,
Mais derrière les sourires… y a souvent que des costumes.
Des masques pour cacher la solitude et les larmes,
Des photos de vacances pour faire baisser les armes…
On montre le soleil, jamais les jours de pluie,
On veut paraître heureux… même quand tout fuit.
On retouche nos visages, on efface nos défauts,
Comme si être vrai… c’était devenu trop gros.
On floute nos cicatrices, on maquille nos douleurs,
Mais aucun filtre ne répare vraiment un cœur.
(refrain – un peu plus marqué)
On veut être vus… sans être regardés,
On veut être aimés… sans se montrer.
On veut exister dans les yeux des autres,
Mais on s’oublie nous-mêmes… et ça devient notre faute.
Des filtres pour se rendre “joli”,
Pour être sûr d’être jugé comme toutes les autres filles…
On compare nos vies à des illusions parfaites,
Puis on s’demande pourquoi on n’est jamais “assez” en fait.
Les corps deviennent des standards, les visages des modèles,
Et nous on se déteste… sans savoir d’où ça vient réellement.
On grandit avec des “tu devrais être comme ça”,
Sans jamais entendre “t’es très bien comme t’es déjà”.
Peut-être trouver l’amour sans vraiment le chercher,
Ou juste tomber… et finir brisé…
Parce qu’au fond, dans cette génération,
On nous vend souvent la mauvaise direction.
On confond attention et affection,
Un message vu devient une obsession…
Un “vu” sans réponse, et tout s’effondre,
On se crée des doutes… juste avec une seconde.
(ralenti)
On attend…
On regarde l’écran…
On espère…
Encore un peu… juste un message, juste un signe…
Comme si notre valeur dépendait d’une ligne.
(refrain – plus intense)
On veut être vus… sans être regardés,
On veut être aimés… sans se dévoiler…
On crie en silence derrière nos téléphones,
Mais personne n’entend… parce que tout le monde fait pareil au fond.
On nous montre une fausse éducation,
Où l’image vaut plus que les émotions…
Les parents n’ont parfois plus de réaction,
Face à des enfants perdus dans la connexion.
H24 sur le téléphone, les yeux fatigués,
À vivre des vies qu’on ne vivra jamais…
On regarde des gens réussir, sourire, briller,
Pendant qu’on oublie juste… d’exister.
C’est plus la vraie vie, c’est une vie virtuelle,
Un monde parfait… mais artificiel.
Un monde où t’as le droit d’être triste,
Mais seulement si c’est “esthétique”.
On critique sans connaître les histoires,
Puis on finit par pleurer dans le noir…
Enfin non… même ça, ça a changé quelque part,
On pleure devant un écran… sans même se voir.
On garde tout pour nous, on fait semblant d’aller bien,
Parce que montrer ses failles… aujourd’hui ça fait peur à quelqu’un.
Alors on sourit, encore, encore…
Jusqu’à ne plus savoir ce qu’on ressent au fond.
(pause)
Et ce désespoir…
De ne pas avoir…
Le dernier iPhone, la bonne vie, la bonne image…
Comme si ça allait combler le manque… comme un mirage.
Mais plus on remplit…
Plus ça sonne vide ici…
Parce que le vrai problème…
C’est pas l’écran…
C’est ce qu’on devient…
Quand on oublie qui on est vraiment.
(dernier refrain – puissant)
On veut être vus… sans être regardés,
On veut être aimés… sans s’accepter…
On court après des vies qui ne sont pas les nôtres,
Et on se perd… juste pour plaire aux autres.
Mais si on posait nos téléphones un instant…
Si on regardait vraiment les gens…
Peut-être qu’on verrait que derrière chaque sourire parfait,
Y a quelqu’un… qui essaie juste de respirer.
Et peut-être que ce quelqu’un
C'est toi
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