I

LES FROIDES PAGODES

Sous les Temples croulés me voilà en morceaux
Ce ne fut qu'un niais plan qui me plaque tout haut.
Les vergers voyageurs se font battre tant bien
Pour un tout, pour un rien, pour les fous et les chiens.
Ainsi tôt je peux sortir de ce tas de pierres,
Ainsi tant me jeter dans la grande rivière.
Le printemps est si doux, j'ai envie de manger
De la viande bien fraîche et enfin m'en aller.
"J'ai trouvé un morceau de pierre et de diamants",
Lisais-je court sur une page dans le vent.
Il arrive à la fois qu'un agneau en errant
Se discerne au chemin près de lui en passant.
Après un long chemin, là, mes pieds tous saignés,
Une belle Japonaise vient m'abriter...
INESTA Guillaume
©andras