Printemps glisse sur des pas de velours,
Jeune sœur aux doigts verts,
Tissant de tulipes et de verts nouveaux,
Le manteau glacé de l'hiver envolé.
Été scintille, flamboyant et fier,
Sœur de feu et de longues journées,
Sous son règne, tout s'épanouit,
Dans un embrassement ardent et fugace.
Automne arrive, rouille sur l'or,
Sœur du crépuscule aux récoltes lourdes,
Elle peint de pourpre et d'ambre,
La toile du temps qui lentement s'effrite.
Hiver, enfin, déploie son blanc manteau,
Aînée silencieuse, de glace et de mystère,
Sous son souffle, le monde s'endort,
Dans un rêve éthéré, jusqu'au prochain printemps.