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Les ruines que j'essayais de sauver Je n'ai jamais laissé quelqu'un s'éloigner…

Les ruines que j'essayais de sauver

Je n'ai jamais laissé quelqu'un s'éloigner sans tendre la main une dernière fois. J'ai toujours cherché à recoller ce qui se fissurait, à revenir après les tempêtes, à comprendre là où d'autres auraient simplement tourné le dos.

Je me suis excusé pour préserver des liens qui m'importaient, parfois même lorsque ma conscience savait que la faute n'était pas entièrement mienne. J'ai ravalé ma fierté. J'ai porté des torts qui ne m'appartenaient pas, accepté des poids que je n'avais pas mérités simplement pour ne pas perdre des êtres auxquels je tenais avec une sincérité que peu auraient su mesurer.

Et malgré tout cela, ce n'était jamais suffisant.

Le temps m'a offert une vérité difficile à accepter : certaines personnes ne voient pas les efforts que l'on déploie pour rester. Elles ne regardent que ce qui, selon elles, manque encore. Elles comptent les absences sans jamais peser les présences.

J'ai longtemps cru qu'en offrant davantage de patience, de compréhension, d'amour, les liens finiraient par résister à tout. Mais j'ai appris, à mes dépens, que certaines relations s'effondrent même face à la sincérité la plus absolue. Qu'on ne retient pas ce qui a décidé, en silence, de partir.

Et à force de vouloir tout réparer, je me suis oublié au milieu des ruines que je m'acharnais à reconstruire.

Aujourd'hui, je sais qu'un lien ne survit pas sous le souffle d'une seule âme. On ne peut pas, à soi seul, maintenir vivant ce que l'autre laisse mourir doucement, presque tendrement, sans même s'en apercevoir.

Car courir sans cesse après les autres finit par leur enseigner une chose dangereuse : que leur présence vaut plus que notre propre paix.
Les ruines que j'essayais de sauver

Je n'ai jamais laissé quelqu'un s'éloigner…