La lumière allumée
Dans le sombre grenier,
Déchirés en lambeaux
Les amènes oiseaux
Désossés par milliers
Dans un froid incapable,
Je suis bien appuyé
Sur cette ronde table.
Mais voici vient enfin
Un vieux leu affamé.
C'est un triste canin
Que le temps à volé.
Le gentil ménestrel
Aux allures peu brusques
S'est enfui de plus belle
Tel un pauvre mollusque.
La canine du leu
Qui s'enfonce d'un coup
Dans le bras de ce fou
Qui n'était qu'un peureux;
Puis enfin dans le bras
Le voici qui cri bas.
Me voilà si heureux
Qu'il soit à l'agonie.
Accusez chers amis!
Dites moi le coupable!
Tout le monde qui fuit
Tout autour de la table;
Et ce cri de souffrance
En ce jeu bien copieux
Ne demande qu'offense
Sans remord d'un adieu.
Je vous hais salement
Ô fétides bêtises,
Ô querelles surprises,
Ô très belle Marquise.
Je devrais lâcher prise
Et enfin rendre compte
Ce pourquoi agonise
Les services du comte
Tout ceux qu'il traumatise.
Le cercueil est ouvert
Mais personne dedans
Ne ferait marche arrière
Il est trop élégant.
Frustration! Frustration!
Que l'aponie éclate
Qu'assourdisse le son
De cette onde écarlate!
De l'éther nous enivre.
C'est la guerre de vivre.
C'est la mort qui n'est rien.
C'est injuste et vilain.
Ne rien faire nous tue.
Mais nous sommes venus.
Quand demain cette terre
Deviendra cimetière
La lumière évoquée
Brûlera notre peau.
Nous serons nez à nez
Avec Coeurs et menaces.
Jusqu'au point d'égarer
Les profondes surfaces.
INESTA Guillaume François
©andras
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