Les tambours ne chantent plus, ils battent pour les morts,
Et l’Afrique en morceaux saigne dans nos prières.
Les enfants ont des cris en guise de repères,
Et les mères ne savent plus pleurer leur décor.
Les fusils ont parlé, puis enterré les corps,
Et l’ombre est un poison qui nourrit nos misères.
La paix est un mirage au fond des cimetières,
Et la guerre récite encore ses mots trop forts.
Mais même dans les cendres, une graine persiste,
Une étoile s’allume, un pardon doux résiste :
L’Afrique est une mère, pas un champ de plomb.
Que les peuples s’unissent, que les armes se taisent,
Et qu’en nous une voix se lève et nous apaise
Pour que le sang versé ne tombe plus en rond.
©jauresmesh
J