Au sein du jardin, éclos de mille teintes exquises,
Se dévoile une floraison, véritable œuvre de la franchise,
Les pétales épanouis dansent leur ronde élégante,
Un renouveau vibrant, une splendeur éthérée et charmante.
Au centre de cette scène, un squelette s'achemine,
Rampant silencieusement, sa quête divine,
Vers une fontaine aux eaux teintées d'un rouge profond,
Symphonie macabre, une danse où règne le frisson.
Les rouges gorges, délicats émissaires du ciel,
S'écrasent au sol, une tragédie en leur essor mortel,
Leur chant, brièvement interrompu, laisse un écho plaintif,
Destin suspendu, une pause dans le temps fugitif.
Le squelette, dans son élan lugubre, danse la mort,
Un ballet morose, un pas de danse aux contours torts,
Au bord de la fontaine, il tourbillonne sans fin,
Entre les ombres et la lumière, un destin incertain.
Et moi, spectateur involontaire, je m'égare,
Je danse avec le squelette, une valse aux airs bizarres,
Un enlacement morbide, une union éphémère,
Les ombres s'entrelacent dans cette danse amère.
Soudain, la danse se pétrifie, un geste d'une brutalité rare,
Le squelette, d'une violente torsion, brise ma nuque avare,
La danse s'éteint dans un silence abrupt,
Un dernier soupir, le rideau tombe sur ce ballet corrompu.
INESTA GUILLAUME
Briançon , le 9/12/2023
©andras
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