I

LES VENTS D'AMSTERDAM

Dans les rues d'Amsterdam, les vents soufflent grisonnants,
Porteurs de secrets et de murmures incessants.
Ils caressent le ciel, teinté de grisaille,
Et dansent avec le cri de nos yeux en défaillance.
Les passants, indifférents, se croisent sans un regard,
Leur tristesse en silence, comme un voile hagard.
Un froid de la mort embrasse chaque rue,
Où les immeubles se dressent, sombres et ténébreux.
Au loin, une femme, au désespoir consumée,
Se jette par sa fenêtre, dans l'abîme écumée.
Les vents d'Amsterdam, témoins muets de cette histoire,
Emportent avec eux son cri dans leur mémoire.
Ils continueront leur danse, imperturbables et fiers,
Dans les rues d'Amsterdam, où se perdent les prières.
Mais dans leur souffle glacial, résonne un écho profond,
Celui de la vie qui persiste, malgré tout, en chaque frisson.
INESTA Guillaume.
©andras