I

LES VERGERS DE LA MORT

Dans un calme atlantique au fin fond d'un couloir
Une porte basique aux charnières cassées
M'a rendu fanatique en un sombre manoir
Qui était Diabolique au sommeil éveillé.
La vigne empoisonnée du fétide Manoir
Étincelant de cadavres puant misère
Violacée comme rien , occisant tout pour tout,
Je reviens salement réparer les charnières,
Il y a plein de mon Sang qui s'écoule partout
Puis, ce futile raisin , nourri de Soleil,
De mortelle paresse, des Divins défunts
N'ont que de belles vies en tuant le matin.
J'en mange un , m'étends sur sol , cherche sommeil.
Je vois alors la lumière sombrant tout mon corps.
Dans un Néant de songe éternel je m'endors...
INESTA GUILLAUME

©andras