Après mille nuits d'ombres épaisses et longues,
Où le silence pesait, brisant toutes les langues,
Où le cœur captif n'osait plus espérer,
Une douce clarté commence à percer.
Non pas un éclat vif qui aveugle et surprend,
Mais une teinte pâle, un nouveau firmament.
L'horizon se délie des voiles obscurs,
Révélant doucement de timides azurs.
Les contours se précisent, les formes reviennent,
Dans un monde lavé des peines anciennes.
L'air se fait plus léger, porteur d'un souffle frais,
Une promesse de vie, après tant de mauvais.
Les murmures s'éveillent, timides et clairs,
Le chant des premiers oiseaux chassant les chimères.
La nature s'étire, sortant de son sommeil,
Dans cette renaissance où le bonheur s'émerveille.
Cette aube nouvelle, après la longue attente,
N'efface pas les cicatrices, mais elle enchante
Le présent renaissant, d'une fragile beauté,
Où l'espoir se déploie en toute humilité.
Elle est la récompense d'une patience infinie,
La preuve que même la plus sombre agonie
Peut laisser place à la lumière tant rêvée,
L'aube après mille nuits, une âme relevée.
©rina30
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