Le trône est son berceau, sa tombe, son chemin,
Il s’y assied longtemps, jusqu’à ce que tout plie.
Il veut graver son nom, que l’histoire l’applaudisse,
Mais le peuple en silence attend un autre matin.
Il truque les saisons, recule les destins,
Change les lois, les voix, les âmes, les prémices.
Le pouvoir l’a rendu plus aveugle que vice,
Et l’Afrique gémit sous ses ordres malsains.
Mais le temps est plus fort que tous les dictateurs,
Et l’oubli les avale après leurs longs malheurs
Ils partent, et le peuple enfin peut respirer.
Que l’Afrique se dresse, et dans sa main levée,
Que l’on ne voie plus un roi à y enchaîner
Mais un chant pour demain, une paix méritée.
©jauresmesh
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