L’hypocrisie
Ils sourient avec les dents
et mordent avec les mots.
L’hypocrisie porte du parfum,
des compliments bien repassés,
des poignées de main
qui glissent comme du savon.
Devant toi :
« Je suis fier de toi. »
Derrière toi :
ils démontent ton nom
comme un meuble inutile.
Ils applaudissent ton visage
et piétinent ton absence.
Experts en double discours,
architectes de façades propres
avec des arrière-cours pleines de venin.
L’hypocrisie
n’élève jamais la voix.
Elle chuchote.
Elle infiltre.
Elle sourit au moment précis
où elle plante.
Le pire ?
Elle ressemble souvent
à l’amitié,
à la famille,
à la loyauté.
On ne la reconnaît pas
à ses paroles,
mais au froid
qu’elle laisse après son passage.
Je préfère une vérité brutale
à mille caresses fausses.
Un ennemi déclaré
vaut mieux
qu’un allié masqué.
Parce que la trahison
ne vient presque jamais
de ceux qu’on craint —
elle vient de ceux
qu’on croyait sûrs.
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