L'image parfaite, vernie, lisse et brillante,
Que l'on expose au monde, une façade éclatante.
Un sourire figé, des succès mis en avant,
Masquant les fissures, les tourments flottant.
On soigne les détails, la pose étudiée,
Pour ne rien laisser transparaître, aucune marée
De tristesse ou d'angoisse. La perfection de surface,
Un rempart fragile contre toute menace.
Mais derrière ce masque, cette impeccable figure,
Se terre une âme blessée, une profonde fêlure.
Les mots amers, les silences lourds de chagrin,
Les nuits sans sommeil où les fantômes chagrinent.
Les cicatrices invisibles, les peurs ancrées,
Le poids du passé qui jamais n'est effacé.
Cette dualité poignante, ce fossé béant,
Entre ce que l'on montre et ce que l'on ressent.
L'énergie dépensée à maintenir l'illusion,
Éloigne de la guérison, de la vraie communion
Avec soi-même. Car l'âme blessée réclame
Non pas un vernis lisse, mais une douce flamme
De compréhension, d'acceptation, de tendresse.
Elle a besoin d'être vue au-delà de la forteresse
De l'image parfaite, d'être aimée pour ce qu'elle est,
Avec ses failles et ses forces, son fragile secret.
Alors, brisons le miroir aux reflets trompeurs,
Ouvrons nos cœurs à la vérité des douleurs.
Car c'est dans l'authenticité, dans la vulnérabilité,
Que l'âme blessée peut enfin trouver la sérénité.
L'image parfaite n'est qu'un leurre éphémère,
L'âme blessée aspire à un amour sincère.
Sachons regarder au-delà des apparences,
Pour toucher la profondeur des vraies souffrances.
©rina30
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