L’INCONNUE
Comme deux routes qui se croisent,
Le voyage nous a réunis.
Toi, une âme perdue,
Tu es venue à moi.
J'ai posé mon regard sur toi,
Perdu, perplexe, dans ta beauté.
Je t'ai jugée sans un mot ;
Ton charme me prit en otage.
Ton nom, aussi simple soit-il,
Résonna comme un appel destiné.
Je t'ai approchée,
Tu m'as salué.
Et l'appétit est venu.
Je me suis permis de tomber, sans glisser.
Comme on dit si souvent :
La vie nous avait joints.
Je n'ai pas l'habitude.
Je ne sais pas faire.
Alors, de ma place, je t'ai admirée,
Ne sachant que faire.
Comme une mélodie obsédante,
Tu pris possession de mon cœur.
Je n'ai pas su me exprimer,
Et depuis, mon cœur saigne.
Le voyage nous a liés,
Puis il nous a séparés.
Je n'ai pas eu le temps de demander ton numéro,
Et je cafouille depuis, sur tes chiffres.
Sans le savoir,
Sans le vouloir,
Tu m'as volé mon ignorance,
Tu m'as volé le cœur.
Ô toi, l'inconnue,
Où es-tu maintenant ?
Libère-moi de ce manque.
Je te veux encore.