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L'inégalité sociale

Dans le tissu urbain, une Invisible cloison,
Sépare les mondes, brisant toute liaison.
Des murs silencieux, tissés de préjugés,
De codes tacites, de destins figés.
D'un côté, l'opulence, les jardins soignés,
Les rires feutrés, les soucis éloignés.
De l'autre, la précarité, les espoirs ténus,
Les luttes quotidiennes, les lendemains inconnus.
Ces murs ne sont pas de briques ni de béton,
Mais d'opportunités inégales, de conditions
De vie si distantes qu'elles créent des abîmes,
Où la compréhension mutuelle devient minime.
L'éducation différente, les codes vestimentaires,
Les loisirs opposés, les langages binaires.
On se croise sans se voir, on s'ignore souvent,
Prisonniers de nos bulles, de nos environnements.
La méfiance s'installe, alimentée par la peur
De l'inconnu, de ce qui n'a pas notre couleur.
Les clichés tenaces, les jugements hâtifs,
Renforcent ces barrières, ces fossés négatifs.
Pourtant, derrière ces murs, des êtres humains vivent,
Avec leurs rêves, leurs peines, leurs joies fugitives.
Des talents inexploités, des potentiels bridés,
Par un système injuste, des destins biaisés.
Il est temps de briser ces murs invisibles et froids,
D'ouvrir des passages, de créer des endroits
De rencontre et d'échange, où les cœurs se comprennent,
Où l'humanité partagée toutes les peines comprenne.
Car la richesse d'une société réside en sa diversité,
Dans la capacité à tisser des liens, à fraterniser.
Abattre les murs entre les classes, c'est construire un avenir
Où l'égalité des chances n'est plus un vain devenir.
©rina30