Lis sans rature
Lis sans rature
400 ans d’existence et aucune consistance,
Immortels devant la structure,
Absents devant la culture.
Les jeunes essaims ont déserté,
Livre et cahier.
Personne ne lit, car tout le monde fuit cet ennui,
Et pourtant tout le monde lit,
Au bord de leur lit, liée à l’IA,
Car poètes, slameurs, écrivains ont perdu le refrain.
Tous écrivent, mais personne ne vient,
Car la niche intellectuelle est rebelle,
Car la liche immortelle est cruelle,
Bourreau devant les mots,
Devant les maux des renouveaux.
Et dans ce monde détraqué,
Le seul être qui dévore livre et cahier,
Reste cet enfant connecté,
Qui quémande expérience et dignité.
Spectateurs du temps passé,
Ils se sont fossilisés,
Laissant derrière eux feux et cendres,
Aucune lueur, que des méandres.
À quel moment avez-vous cessé de rêver ?
Pourquoi votre plume ne bouge que pour des billets violets ?
Moi, j’ai retrouvé mon goût d’écrire,
Mon goût de traduire et d’accomplir,
Une simple volonté,
De ma prof de français passée :
Montrez-moi votre volonté,
Clarté vagabondée d’une seule expression,
Celle de partager.
— Dark Amo
D