L'ombre d'un cœur
Je me suis battu longtemps,
Peut-être trop longtemps,
Pour une place dans ton cœur,
Qui n'existe plus vraiment.
Tu apprenais à ne plus me voir,
Jour après jour, sans le vouloir,
Je suis devenu une ombre,
Un prénom que tu n'prononces plus le soir.
Je ne suis pas parti,
C'est toi qui t'es éloigné,
Comme une lumière qu'on éteint,
Sans même le remarquer.
Aujourd'hui je pose les armes,
Non pas par abandon,
Mais par épuisement, par larmes,
Pour une place où il n'y a plus de place pour moi.
J'ai tendu les mains si longtemps,
Vers une chaleur qui s'est tue,
Ton cœur est devenu froid,
Distant, fermé, perdu.
Aujourd'hui je pose les armes,
Non pas par abandon,
Mais par épuisement, par larmes,
Pour une place où il n'y a plus de place pour moi.
La douleur la plus silencieuse,
C'est celle qu'on porte seul,
Quand l'autre ne sait même plus
Qu'il t'a brisé.
On ne peut pas forcer quelqu'un
À faire de la place pour toi...
Non... on peut pas...
Dans le silence, tout s'efface.
G