A

L'oubli des saisons

La feuille virevolte,
De la nature, elle est la révolte.
Dans l'abîme, on se perd,
Sans aucun doute,
À plus rien, l'on ne sert.
Dans la profondeur des mers,
Ou dans l'ardeur du désert,
Il n'y a plus aucun lieu,
Où l'on nous dessert.
À l'horizon, seule demeure
L'obscurité amère,
Et dernière nous,
Nos pas ne sont que poussière.
Monde cruel au cœur de pierre,
Montre nous autre chose que le tonnerre.
Pas à pas, tu traverses la rivière,
Pour ensuite te perdre dans la clairière.
Printemps, été, automne, ou hiver,
Tu contemples l'infini univers.
Enfin rentré de tes voyages,
Tu as vu d'innombrables paysages.
Et lorsque ton cœur,
Nous expose ses dernières pages,
Ton récit tombe dans l'oubli,
Comme la feuille dans l'orage.
©arafaoe