L'unique condition
Je suis devenue folle, hors de contrôle de mes sentiments, de mes désirs. Depuis le croisement de nos regards, depuis nos mots échangés, je me vois sur le point d'enfreindre la seule règle qui me maintenait en vie jusqu'à présent.
Je t'aime, je te veux. J'ai lutté éperdument pour me convaincre du contraire, mais les jeux sont faits : « le cœur a ses raisons que la raison ignore ». Ma tête ne cesse de créer des scénarios : nous, face à face ; tes regards qui fondent mon cœur ; tes touchers qui font tressaillir mon corps ; tes baisers qui me font tourner la tête et m'assoiffent de ton être tout entier.
Revenue à la réalité, nos regards parlent d’eux-mêmes. On ne peut plus se retenir, tels deux amants séparés depuis des années. Ce fut un mélange de câlins, aussi affectueux que sensuels ; de baisers, aussi passionnés que dévorants ; de gémissements semblables à une musique enivrante.
C'était ma plus belle nuit de passion, et la dernière : celle qui prit mon ultime souffle de vie au lever du soleil.