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L’Upsilon : Le Chant des Contraires

L’Upsilon : Le Chant des Contraires
Signe de source, tracé d’alphabet,
Miroir dressé sur nos vies de secret.
Regarde-le :
Un tronc qui s'élance, un trait qui se fend,
Deux bras qui s'ouvrent au souffle du vent.

​Vieux carrefour où le héros s'arrête,
Héraclès face à la foudre et la fête.
On nous a dit : « Tranche le nœud, renonce ! »

Mais le silence est la seule réponse.
​Car si l’Upsilon n'était pas une plaie ?
S’il était l’offre, la promesse, le vrai ?

Vois ses deux branches, sœurs de lumière,
Loin de l'exil, elles sont une prière.
​Nulle dérive, nulle branche isolée,
Dans la même sève, elles sont scellées.

Même racine, même ombre invisible,
L’arbre devient l’union du possible.
Ce que tu divises, tu peux l’unir.
Ce qui te déchire peut te grandir.

La force n’est pas dans le choix qui sépare,
Mais dans la danse, cet art du départ.

​Matière et Esprit,
Le souffle et le cri,
Le visible immense et l'invisible nuit.

​L’Upsilon n'est plus une lettre de pierre,
C’est un passage, une main, une lisière.
Deviens le cercle, le lien, l’alliance,
Fais du conflit ta plus belle naissance.

K.S