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Ma femme, a moitié

Ma femme, a moitié
Elle est partie
et le monde a perdu sa couleur.
Même le soleil
semble briller moins fort
depuis que son rire s’est éteint.

Une femme qui s’en va
ne laisse pas un vide,
elle laisse un univers entier :
des parfums dans les armoires,
des phrases suspendues,
des rêves à moitié vécus.

Je la cherche dans les gestes simples :
dans une tasse posée sur la table,
dans une chanson qu’elle aimait trop,
dans ce silence
qui a pris sa place.
On ne perd pas seulement une femme,
on perd une voix qui disait mon nom,
des bras où je pouvais être faible,
un regard qui connaissait
mes parts invisibles.

Et pourtant l’amour refuse de mourir.
Il continue de marcher à côté de moi,
boitant mais fidèle,
comme un cœur qui apprend
à battre autrement.
Elle n’est plus là,
mais tout parle d’elle.
Dans mes souvenirs
elle reste vivante,
plus forte que l’absence,
plus grande que la mort.