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Ma sœur

Ma sœur
Ma sœur,
tu es partie sans prévenir,
comme une lumière qu’on éteint trop vite.
Et depuis, le monde a changé de couleur,
plus pâle,
plus silencieux.
Je parle encore de toi au présent,
parce que mon cœur refuse le passé.
Je t’attends dans les couloirs des souvenirs,
dans les rires que je n’entends plus,
dans cette place vide
que personne ne saura remplir.
On m’a dit d’être forte,
mais comment l’être
quand une partie de mon histoire
a été arrachée ?
Tu étais mon miroir,
ma complice,
un morceau vivant de moi.
Les jours passent,
mais ton absence ne vieillit pas.
Elle reste jeune, brûlante,
comme si tu venais de franchir la porte
sans revenir.
Ma sœur,
je continue pour deux,
avec ton prénom caché dans ma poitrine,
avec ton visage mêlé à mes rêves.
Et même si la mort t’a prise,
elle ne m’enlèvera jamais
l’amour immense
que je garde pour toi.