Terre, que t’ai-je à ne pas comprendre ta valeur ? Me suis-je perdu dans la forêt interdite ? Que de peine touche mon si petit cœur. Mes tristes choix promis ne doivent me faire pleurer. J’ai tant souffert que la douleur ne m’atteint plus. Terre ? Ce monde n’est pas à vendre et ton sol nous rend mourants.
Je me conforme à accomplir ce que je peux tant que le temps m’offre mes vœux de bonheur. J’ai travaillé seul, rejeté de partout, puis j’ai accepté la solitude et perdu ma famille.
J’ai compris dès lors qu’il me fallait survivre. Et ne pas aller dans la forêt interdite. Un jour je serai peut-être soulagé de ces douleurs invisibles.
J’accepte, quoi qu’il arrive, mes peines, les ayant endurées jusqu’à la mort.
C’est ce que le vent m’a murmuré ;
il m’a conseillé que marcher seul par les temps qui courent est plus agréable, surtout avec un manteau de qualité.
J’ai donc attrapé et enfilé ce manteau de peine, je l’ai armé d’un sac à dos. Dedans, j’ai plongé mes rêves et j’ai fermé le sac en espérant tout réussir.
Mais le monde se tue, se hait l’un l’autre, pourtant tu nous as vus grandir et maintenant tu nous vois mourants. Que puis-je dire, c’est si indécis de souffrir que le diable devient mon ami car il sait que je suis soumis à ma foi.
Puis, par les temps malheureux qui arrivent, il ne vaut mieux pas sortir. L’autre jour, je suis allé au cimetière déposer sur mes peines de chagrin une rose du jardin.
J’ai pleuré si facilement que le calme, je l’ai acheté. Fier de même de ma petite réussite.
Je saurai un jour applaudir mon discours et demander justice pour mes épreuves si difficiles étaient-elles. Que ce soit le vent qui m’appelle, je ne veux pas passer par le sens interdit.
Dans la route que tu prends, ton chemin est le tien. Sois vaillante et le courage te sera offert en récompense.
Tu as tout compris que le mal se déguise en petit renard.
Laisse crier au loup et toi, continue de pleurer au paradis.
Un jour tu pourras marcher au devant de tes souvenirs ; ce n’est rien, c’est le pire aujourd’hui pour un festin de princesse demain. Accomplis le bien, meurs sage et droit sera ton chemin.
Ne frôle la limite que du savoir et l’intelligence que tu as te sera donnée en petits dés de roi pour que ton royaume soit là à t’attendre. Repose ton cœur et continue de pleurer dans l’enfer.
Peine de cœur ne doit pas te dévaloriser ;
sache que le temps aura à te donner l’heure mais ne sois pas peureuse. Accepte les choses même les plus maudites pour ce que tu es devenue aujourd’hui.
Alors chante, pleure et n’oublie surtout pas, laisse le temps calmer ta peine et ta douleur ; demain sera meilleur.
lydia
©lydiaikkg
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