Le chef sourit en blanc, mais le cœur est en feu.
Il parle de pardon, puis ordonne les balles.
Sa bouche dit "paix", mais son âme fait scandale,
Et son trône est un piège à chaque pas douteux.
Les lois sont des habits qu’il change à son bon vœu,
Il vend jusqu’à l’honneur pour régner sans morale.
Et sous le drapeau neuf, la misère est fatale,
Mais lui chante et parade en costume soyeux.
Afrique, ouvre les yeux, vois derrière les masques,
Le peuple est leur levier, leurs discours sont fantasques,
Et l’État n’est qu’un jeu de trompe et de détour.
Nous sommes la patrie, nous sommes l’espérance,
Et le jour où l’on crie, le masque perd sa danse
Alors naît la justice au milieu de l’amour.
©jauresmesh
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