Y

MAUDIT SOIT-IL

Entends ma voix qui pleure, un doux cri,
Tant ta beauté se drape d’un mensonge, un défi.
Genoux à terre, maudit soit-il,
Pour toutes mes larmes, pour ce temps perdu, fragile.
Dans tes bras, j'ai enduré des douleurs brûlantes,
Tel le soleil qui luit, mais qui souvent me tourmente.
Je suis ce corps las, toi la meilleure part,
Ô ton beau corps en ce hasard qui m’égare.
Mes lèvres pulpeuses murmurent à l’astre lunaire,
Un chant de désespoir, une prière amère.
Non d’aimables grâces, mais de rigueur glacée,
Multipliant mes peines, maudit soit-il, en vérité.
J'ai souvent avec toi lamenté dans le noir ;
Espérant qu'un doux mal ne soit qu'un espoir.
Et d'une fin douce, je rêve encore en vain,
Que tu verras s’il ne me rend plus belle demain.
À chaque regard échangé, une promesse brisée,
Je suis au point auquel tu me voulais, délaissée.
Maudit soit-il cet amour qui me consume et me tord,
Dans cette danse tragique où je cherche encore mon corps.
©yonga