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MINOVA EN FEU

Dans un village en pleurs, Minova, cœur blessé,
La nuit est un linceul, les femmes sont les cibles.
Le viol est une arme, et le monde est paisible
Pendant que l’innocence en silence est chassée.
Les bourreaux rient tout haut, le ciel semble glacé,
Mais chaque larme est feu, chaque plainte est audible.
La justice est sourde, et la douleur, visible
Mais l’espoir vit encore dans un cœur terrassé.
Je porte ta douleur, ô sœur au nom de cendre,
Et j’écris pour ton cri qu’on refuse d’entendre
Un jour, ton nom sera chanté haut, sans remord.
Car même si la nuit couvre ta voix tremblante,
Le soleil reviendra, d’une clarté brûlante
Et la paix fleurira sur le sol de tes morts.
©jauresmesh