Mon étoile
Un enfant ne devrait pas partir.
Les étoiles ne sont pas faites
pour précéder le jour.
Pourtant le mien s’est éteint
avant même que je comprenne la nuit.
Depuis, je marche avec un cœur trop lourd,
un cœur qui appelle un prénom
que personne ne répond plus.
Le monde continue, indifférent,
mais moi je compte les heures
à la mesure de son absence.
Ses rires habitent encore les murs,
ses pas résonnent dans mes souvenirs.
Je garde ses jouets comme des reliques,
ses vêtements comme des promesses
que la vie n’a pas tenues.
On me dit : le temps apaisera.
Mais le temps n’efface pas un enfant,
il apprend seulement à respirer
autour d’un manque immense.
Je suis devenue la gardienne
d’un amour sans destinataire,
une mère aux bras remplis de vide,
une âme qui berce des songes.
Mon enfant,
tu vis dans chaque battement de moi.
Et tant que je respire,
tu ne seras jamais complètement parti.
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