Mon étoile parmi les étoiles
Maman,
ils disent que je ne suis pas seul,
mais ils mentent.
Parce que toi,
tu étais tout ce que j’avais.
Quand tu es partie,
le monde s’est vidé.
Les voix sont devenues lointaines,
les maisons froides,
les jours interminables.
Je suis devenu un enfant
sans refuge.
Je crie, maman.
Pas avec ma bouche,
avec mon âme.
Un cri que personne n’entend
parce que je continue de respirer.
Mais vivre sans toi,
ce n’est pas vivre,
c’est survivre en morceaux.
Je n’avais que toi pour me défendre,
que toi pour m’aimer sans condition,
que toi pour me dire
que j’avais le droit d’exister.
Ils ne comprennent pas
ce que ça fait
quand la seule personne
qui te voyait vraiment
disparaît.
Depuis que tu n’es plus là,
je marche sans racines,
je parle sans être entendu,
j’aime avec peur.
Maman,
ton absence est une nuit
qui ne finit pas.
Et moi,
je suis cet enfant
qui te cherche encore
dans le noir.
R