Aux confins infinis de l'horizon marin,
L'océan s'étend, vaste toile de destin.
Tel une matrice céleste, il nourrit la création,
Dévoilant la magie de chaque réflexion.
Il donne la vie, offrande généreuse,
Mais aussi la mort, puissance ténébreuse.
Dans ses profondeurs, une dualité éternelle,
Où l'aube de l'existence se mêle à l'ombre mortelle.
Lorsque les cieux grondent et que l'orage éclate,
L'océan rugit, sa fureur indomptée éclate.
Les vagues se dressent, puissance déchaînée,
Dévoilant la force brute de sa nature altérée.
Pourtant, dans cette danse tumultueuse,
Se cache une beauté sauvage, mystérieuse.
Les reflets d'écume, éclats d'un éternel voyage,
Comme autant de notes dans une mélodie sauvage.
J'aspire à me noyer dans ses eaux profondes,
À ressentir la félicité que le flot féconde.
Pourtant, au sein de cette quête de bonheur,
Les requins rôdent, créatures de terreur.
Leur nage gracieuse, silhouette sinistre,
Contraste avec la quiétude que l'on souhaite.
Entre les vagues caressantes et les dents acérées,
Se joue le drame de la mer, sombre réalité.
Dans cette symphonie des profondeurs,
Où le bonheur et le péril tissent des leurres,
L'océan, gardien de tant de mystères,
Dessine sur son visage les échos de l'univers.
INESTA Guillaume
Le 16/11/2023
à Briançon
©andras
I