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Monde

Je suis un monde, une ombre où les fières hommes viennent se reposer, je ne suis ni bon, ni mauvais, ni con mais ils me rejettent, au fond ils me regrettent, je suis celui que tu veux que je sois quelque soit ton goût, fou ou doux, me demandez pas je viens d'où
J'abrite la vie, mais ceux que j'invite me détruise vite,
ces humains ont deux mains plus rapide a détruire qu'à bâtir, je dois partir, loin au point où le coin que je trouve n'existe pas, je ne les excuse pas de m'avoir vidé de ma part de charme
Je suis la terre, mère de ces gens, matière première de leur corps pourtant, irreconnaissant, sur moi ils versent ordures et sangs et pendant ce temps je perds la puissance au rythme du battement de leurs semelles
Je suis l'homme, père d'un monde, être fort et fière, qui pense a aujourd'hui et a hier, panse seul ses plaies, pas trop accros a la prière je préfère ma bouteille de bière, je bosse dure car mes semblables sont pas très généreux, mais très vénéneux
J'ai deux mains qui tuent mère terre, mais c'est pas fait exprès, auteur de guerre donc mère suce mon sang et pendant ce temps j'attends qu'elle me donne un truc pour que je mange, jadis un ange, j'ai raté ma chance en écoutant une femme
Le monde des hommes est un enfer de fer ou les faits hors cadre sont intolérables, entre les coups et les mauvais tours, la fatigue et les fétides, le stress qui agresse, la paresse, on se perd c'est clair dans ce noir sans espoir de voir la lumière, même un peu d'éclaire
Alors quand je rentre je trouve cette âme qui range ma chambre, dresse mon banc et mon bain, fait mon pain, inconscient je lui sort mes dents, je lui mord en lui regardant,sans voir je lui sort mon pouvoir, mauvais savant je nage et danse dans ses larges larmes sans savoir, mes seuls moments de gloire, esclave avec mes semblables et roi avec ma dame, pauvre enfant d'Adam, insatiable et infâme
Alors quand je suis seul je pense et je regrette, je canne dans ma détresse, alors je m'en veux au point de vouloir m'attacher à un troupeau de veau, qu'ils me crèvent ou blessent ma peau, qu'ils me dévisagent que je ne sois plus beau, ma femme me tourne le dos, elle a raison, je ne suis qu'un sot, qu'un pauvre idiot.
Je suis une femme, belle âme calme à la base, mère d'un monde, prêtresse de l'amour, mage de douceur, sensible aux couleurs de la douleur, petite fleur qui fane si on ne l'arrose, petite odeur avec un bon arôme, reine d'un royaume, fervente servante de l'espoir, du savoir de l'avoir et du devoir
J'ai été faite pour tenir compagnie a un être trop fière, baisser sa fièvre par la prière et calmer ses pleurs par mon cœur, affronter ses peurs par ma sueur, un être si faible pourtant si tiède, parfois trop laid donc je l'aide, je lui apporte la paix, je l'apaise et j'accepte ses sauts d'humeur
Il bosse dure pour ses gosses je sais, alors quand il sort j'élève ses enfants, c'est moi qui les entend, je fais le ménage, le mélange de farine pour son pain, je chauffe de l'eau pour son bain, de la crème pour son teint et je l'attends
Mais hélas quel être tenace, qui trouve toujours une faille, une petite erreur, une faible imperfection pour semer sa terreur, je sais qu'il a beaucoup de pression alors j'accepte la teneur de ses horreurs, ainsi il découle qu'il défoule une pression flou d'une folle foule sur moi
Alors je m'en veux et je prie le vieux des cieux de nous aider tous les deux, ses excuses sonnent creuse, j'attendais mieux, je veux un lieu où Dieu peux me parler, la dame de fer ne sait plus quoi faire, elle est par terre cher gens, elle demande de l'aide tout l'temps
Pourtant, il n'était pas tant vénère au début, maintenant il ne génère que le dégoût, il n'a même plus de goût, la franche souffrance lui a traîné sa cervelle dans la boue, il lui en faut une nouvelle si j'dois rester jusqu'au bout
Longtemps j'ai espéré qu'on bouge ensemble mais il semble qu'il ne ressemble plus à celui qui assemble et rassemble mes fleurs jadis, je tremble chaque fois que je vois ce inconnu, je ressens trente transe
Mais je suis femme, je suis espoir, je remplirai mes enfants des rires du soirs, d'amour, de joies, de fois, de croire au bien, d'aider son prochain et de train bien traiter leurs siens, il ne seront pas comme lui
Je suis femme je suis espoir.
©Gloire Kan