Il est triste de mourir une nuit d’hiver,
De savoir les siens près de l'âtre qui fume,
A prier mon âme qui souhaite s’élever
Vers l’or du soleil, loin de l’ombre et des brumes.
Les cloches briseront le froid du matin
De leur hymne religieux et solennel!
Que leur présence apaise le chagrin
Des proches portant mon corps jusqu’à l’autel.
On me choisira un trou profond et sombre
Comme dernier lit et une couverture de terre.
Je ne connaîtrai même plus la pénombre,
Mais peut-être de la vie ses secrets et son mystère!
Mon amie, ne me rejoins pas trop vite !
Tu es belle comme le calice d’une fleur.
Tu as donné à ma vie une douce couleur
Que seul l’amour crée sur sa palette d’artiste.
©Serpent Se
S