Ne réveille pas ce que tu ne pourras pas apaiser
Ne me place jamais dans une position où je serais contraint de te montrer jusqu'où peut aller mon indifférence. Car je suis, de nature, une âme douce. Je suis celui qui tend la main même quand la sienne saigne, celui qui pardonne là où d'autres auraient depuis longtemps fermé la porte. Je crois, parfois naïvement, en la capacité des êtres à se transformer, à grandir, à choisir mieux. Alors je donne des secondes chances, comme on offre une lumière dans l'obscurité, en espérant qu'elle sera accueillie avec soin.
Mais même la lumière s'éteint lorsqu'on l'expose trop longtemps au vent.
Si tu continues à me blesser, si tu continues à piétiner ce que je t'offre avec tant de sincérité, quelque chose en moi se retirera silencieusement, irrémédiablement. Non par colère, mais par épuisement. Non par vengeance, mais par nécessité. Je n'élèverai pas la voix. Je ne supplierai pas. Je ne t'expliquerai pas, une fois de plus, à quel point tes mots m'ont entaillé.
Je partirai, simplement. Comme l'aube qui cède la place au jour sans jamais se retourner.
Et c'est à ce moment-là, peut-être, que tu prendras conscience de ce que tu as laissé partir : quelqu'un qui tenait à toi non par habitude, mais par choix sincère.
Ne confonds pas ma douceur avec une faiblesse que tu peux te permettre d'exploiter. Car lorsque je tourne la page, je ne la retourne pas. Et ce silence que je t'offrirai alors sera le plus éloquent de tous.
G
Ne réveille pas ce que tu ne pourras pas apaiser Ne me place jamais dans une…