J'ai gobé tous ces contes de fées
Que tu me prononçais sans cesse !
Mes mains par eux furent réchauffées,
Car ils frôlèrent à mon cœur une paresse.
Le feu du soleil m'était un calmant
Je brillais sur toutes pierres précieuses !
Tu me considérais tel un diamant ,
Et appréciais mes intrépidités audacieuses.
Pourquoi veux-tu qu'on dépose
Que ce sentiment en feu se repose ?
Si on s'en lasse à servir une rose,
Est-ce une raison de diminuer la dose?
Ton amour fût pour moi un vaccin
Tout a changé, ne fuis pas ton vampire !
Tu m'as juré d'être l'unique médecin,
À s'assurer de mon état dans cet empire.
L'amour vaste royaume de liesse
Vers où orienterai-je ma solitude ?
Ici il n'y ni chagrin ni tristesse,
Qui veut à détourner ta sollicitude ?
La vie a tablé son diagnostic
Ma maladie n'a qu'une seule thérapie !
Toi mon meilleur pronostic,
Ton cœur n'a pas de photocopie.
S'il te plaît! ne t'en vas pas
Prête l'oreille à mon ultime recours
Sinon je tomberai si bas,
ma chute n'a de main pour un secours.
Victor Poète ✍
BIBLIOTHÈQUE VICTOR POÈTE-PAROLIER 📚
©Victor P
V