Notre étoile (1)
Tout comme toi, je me suis éteint.
Notre étoile ne perce plus la nuit ;
elle s'est dissoute dans un ciel sans mémoire,
emportant avec elle nos promesses.
Encore une histoire d'amour
que je croyais éternelle,
et qui s'est brisée
dans le silence des jours.
J'écris de tout, j'écris de rien,
pour empêcher mon cœur de sombrer.
Les mots sont les derniers témoins
de ce qu'il reste de nous.
Cette vie m'éprouve sans relâche.
Je nage dans un air trop lourd,
asphyxié par le vent lui-même,
fatigué de lutter contre l'invisible.
Je me consume d'amertume,
vide comme une bouteille abandonnée à la mer,
sans message, sans rivage,
oubliée par les vagues et le temps.
Pourtant, il me reste un rêve :
déployer des ailes que je n'ai jamais eues,
m'élever au-dessus des blessures,
et voler près des oiseaux,
là où le ciel ne connaît ni les adieux
ni les cœurs brisés.