Ô mon frère, toi qui marches si près,
Tends-moi la main, je suis ton autre.
Sauve-moi du noir qui m'aspire tout entier,
Je m'enfonce, le poids m'emporte.
Je crie encore, mais on n'entend point.
Ma voix se perd au puits de son propre écho.
Du plus profond de ma voie qui s'éteint,
Il n'y a que le silence, et son eau.
À L'AIDE !
Venez, je suis là, je me noie.
Je suis là, juste sous vos genoux,
Dans les verres de l'oubli...
Regardez-moi.