Les souvenirs perlent aux paupières
Et quand la nuit s'empare des ombres
Dis quoi de pire qu'être éphémères
Sous les regards des astres sombres
Les écrits s'entremêlent aux fils de mes mémoires
Sur les ondulations de mes encres déboires
Des ricochets sur le vide du temps qui se casse
Aux parfums des rues d'enfants et des feux je m'efface
Les trajectoires qui me maudirent
Et puis les mots que je n'ose dore
Traversant les plaines, les campagnes
Et puis la peine qui m'accompagne
La cicatrice de ton bracelet à la couleur de mes plaies
Quand au bord des cimes la sève de tes yeux s'écoule, je plonge dans l'abîme de tes houles.
Qui m'emmène dans la tempête chaviré les bateaux de nos corps abîmés traversés de sanglot.
A ce temps qui se casse, a notre amitié devant lui
Aux trajectoires éphémères de nos vies
©mevn
M