J : Victor Poète je te vois tenir une bougie
Tu la brandis puis après tu l'allumes.
Que vises-tu dans cette belle poésie,
Surtout dis-moi où t'amène ta plume ?
M : Julien je te vois dans la brume
Y a-t-il dans ton sac l'anesthésie ?
Il se pourrait au ciel un ange fume,
C'est pourquoi le vent te parésie.
J : Le public ne me connait pas
C'est ainsi je marche en tortue.
Moi je suis écrivain plus en bas,
Avec ma pauvre plume tendue.
M : Au lieu d'attendre qu'on te connaisse
Il faut plutôt partir à l'attaque,
Grâce à ton encrier étale tes prouesses,
Sinon, ce serait ta plume qui craque.
Je te vois contenir un don géant
Et mais pourquoi cacher la lampe ?
Qui tu attends pour porter le gant,
Ne vois-tu pas que ton âge rampe ?
J : Je pense Victor Poète tu imagines
La réponse dont je pourrai te donner.
En ce qui concerne les origines,
De l'art poétique où tu es cantonné.
Quand au fait que ma poésie traîne
Vraiment je te demande pardon !
Bien sûr je désire qu'elle se reprenne,
Sais-tu qu'aimer un poète c'est un don?
Étant poète je ramasse le lambeau
Je t'aide à recoudre si tu me donnes l'aiguille.
Tu sais que cet art est le plus beau,
Faut jamais le laisser aux mains d'arsouille.
Je comprends, mais sache qu'il temps
De redorer tes pages d'une plume d'or !
Je vois tu as déjà plusieurs printemps,
Alors ne passe plus par le corridor!
J : Voilà je te donne la pédale
Si tu viens à la rescousse, volontiers!
Regarde ma poésie que j'étale,
Marches-y sans même ôter tes souliers.
Ayant la pédale retiens bientôt ça va rouler
Imagine une bicyclette rapide que le vent !
De l'encre aux alfas je vais embouler,
Très tôt matin, avant le soleil levant.
La poésie tellement j'en calîboire
La plume tel un bâton en garafe du vin.
Même des citernes j'irai en boire,
Le cerveau a des traces de cet art divin.
Reste toujours assoiffé telle la biche
Même étant dans un désert sans fontaines !
Si même tu te rends compte que ça biche,
Continue, car il te faut des centaines.
Victor Poète✍
BIBLIOTHÈQUE VICTOR POÈTE-PAROLIER📚
©Victor P
V