Pardon maman
Maman,
il y a des mots que j’ai lancés
sans mesurer leur poids.
Des silences aussi
qui t’ont blessée
plus que je ne l’ai compris.
On croit toujours
que les mères encaissent tout.
Qu’elles sont faites
d’un matériau plus solide.
Mais ton cœur
n’est pas en pierre.
Il bat,
et je l’ai heurté.
Je n’ai pas voulu te faire mal.
Mais l’intention
n’efface pas la trace.
Et je vois maintenant
dans tes yeux
la fatigue
que mes gestes ont laissée.
Pardon
pour les colères inutiles.
Pour les réponses dures.
Pour avoir oublié
que derrière “maman”
il y a une femme
qui ressent tout.
Si je pouvais
remonter le temps,
je poserais mes mots
plus doucement.
Je te parlerais
comme on parle
à ce qu’on ne veut jamais perdre.
Je ne suis pas parfaite.
Tu le sais.
Mais mon amour pour toi
n’a jamais diminué —
même quand mes actes
disaient le contraire.
Alors je viens
sans fierté,
sans excuses compliquées,
juste avec la vérité :
je suis désolé(e), maman.
Et je t’aime
plus que mes erreurs.
R