Parle. Tu comptes.
À toi,
enfant, ado,
assis au fond de la classe
avec un cœur qui crie plus fort
que les moqueries.
À toi qu’on vise chaque jour,
avec des mots qui coupent,
des rires qui humilient,
des silences qui font croire
que tu n’existes pas.
Je sais.
Je sais que parfois
tu te dis que disparaître
serait plus simple
que d’expliquer ta douleur.
Mais écoute-moi.
Très fort.
Ces pensées ne sont pas la vérité.
Elles sont le symptôme
d’une souffrance trop lourde
pour être portée seul.
Ce qu’ils te font
n’est pas ce que tu vaux.
Le harcèlement ment.
Il déforme.
Il salit ce qui est précieux.
Tu n’es pas faible
parce que tu pleures en cachette.
Tu es courageux
parce que tu es encore là.
Parler,
ce n’est pas trahir.
Ce n’est pas se plaindre.
C’est se sauver.
Parle à un adulte.
Un professeur.
Un parent.
Un surveillant.
Un ami.
Quelqu’un.
Même une phrase suffit :
« Ça ne va pas. J’ai besoin d’aide. »
Le monde est plus grand
que cette école,
plus vaste que ces couloirs,
plus fort que ceux
qui essaient de t’éteindre.
Tu as une place ici.
Tu as un futur
que personne n’a le droit
de t’arracher.
Si aujourd’hui est trop lourd,
ne décide rien seul.
Demande de l’aide.
Maintenant.
Tu mérites de vivre.
De grandir.
D’aimer.
De respirer sans peur.
Et un jour,
je te le promets,
ce que tu traverses
ne te définira pas —
mais ta force, oui.
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