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Peau Neuve

Peau Neuve
Je ne trace plus de lignes,
Je les regarde, simples et fines.
Elles sont là, comme des traces,
Des souvenirs, des menaces.

Je ne les déteste pas,
Je ne les cherche pas.
Je les accepte, elles sont moi,
C’était hier, mais pourquoi ?

Aujourd’hui, je me parle doucement,
Comme à un enfant, lentement.
Je le console, sans bruit,
Comme si je l’avais trop fui.

Je ne guéris pas en un jour,
C’est un pas, puis un détour.
Je me serre un peu dans les bras,
Pas pour punir, juste pour ça.

Et parfois, quand je ferme les yeux,
Je sens encore le feu.
Mais il me dit, tout bas :
Tu vis encore, et c’est ta voie.