Ô Flocon grelottant
Qui au loin se faufile
Et danse au vent soufflant
De la nuit, immobile.
En vain des cimes lointaines
Mon coeur arpente blême
prairies de peine et plaines
Ô tendres chrysantèmes
Petite gelée blanche
Des matins immortels
Chemin de mon enfance
Tisse grandes dentelles
Petit verglas glacant
Imprudente l'empreinte
en ruelles restreintes
glissant, innocemment.
Givré il faut l'être parfois
Pour sortir par ce sombre froid
Traverser brumes de nuits pénibles
De cette hiver impassible
Au coin d'un feu le soir des fois
Le coeur brûlant je pense a toi.
©lamouette
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