petits soldats.
Entendez vous les tambours?
Voyez-vous les jours s'assombrir?
Entendez vous les pas qui résonnent?
À l'unisson en rythme.
Révolu le temps des futiles sourires?
Sentez vous vibrer le glas qui sonne?
Le film recommence,j'en ai peur.
Celui qu'on nomme...
La folie des hommes.
Ils rient en coeur en bougeant leur pions.
Sur l'échiquier du monde.
Animent leurs pantins pour pousser la gronde.
Pour des intérêts qui nous dépassent.
Et si le gueu trépasse, c'est une chance!
Car il menace par son chant,sa danse.
Ici-bas il n'a plus sa place!
La machine est là pour prendre sa place.
Ils bataillent comme les enfants jouent aux soldats.
Bâtissent de fausses alliances,
Simulent des conflits auxquels on ne croit pas.
Puis la liberté s'étouffe doucement.
Elle suffoque sous le poids des lois qui masquent.
Qui musellent les voix fortes.
Celles qui exhortent et qui portent.
Qui pourraient unir
Semer l'avenir plutôt que la discorde...
Et si vous ouvrez l'oeil et tendez l'oreille.
Vous pourrez entendre ses murmures discrets qui guident un peuple vers la lumière. Elles ne promettent pas monts et merveilles.
Elles sont justes et parfois drus.
C'est un éveil...
Le sens est egaré mais pas perdu.
K