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Peur de mon esprit

Les doux tissus de mon lit, contiennent ma seule peur.
Le garçon final n'est pour toi qu'un incapable.
Nous resterons toujours tout les deux incurables.
Yeux fermés, bouteilles vidées, tu es mon Krueger.
Le mur entre nous se fracasse et tu débarques.
Alcoolisé, convaincu quand je suis caché.
J'attaque comme un serpent, tu sembles tituber.
Dernier souffle, mon bras tendu comme la corde d'un arc.
Et personne ne daigne t'aider, respire, respire.
Sans un seul coup, tu tombes, quand je relâche ton cou.
Tes yeux sont rouges, et ce n'est pas que le pastis.
Tu as perdu tes fils, ta femme, tu étais fou.
Les doux tissus de mon lit, contiennent ma seule peur.
Le garçon final n'est pour toi qu'un incapable.
Nous resterons toujours tout les deux incurables.
Yeux fermés, bouteilles vidées, tu es mon Krueger.
Mon monstre est au sol, est-ce un rêve ou un cauchemar ?
Devenu si maigre, on est seul dans ma vengeance.
D'habitude les cauchemars c'est pendant mon enfance.
Quand je suis vulnérable, rien n'est prévu ce soir.
L'agneau est devenu le chasseur fou du loup.
L'enfant d'un démon vaincu, de moi-même j'ai peur.
Dans une poubelle au coin de la rue, juste un sou.
Ce soir, si j'ai peur, c'est pour mon sang sous linceul.
Je rouvre le couvercle, humain et mannequin.
Sa chaire salit se détache pour se plastifier.
Je rouvre les yeux et ne cesse de m'observer.
Comme si j'avais encore mon propre sang sur les mains.
©erakya