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POÈME : UN ENFANT ERRANT

Les sanglots ruissèlent
La douleur s’enchaîne
Traitre sont ces larmes
Qui aveuglent mon âme
Le cœur meurtri
L’esprit endolori
Les mouches qui envahissent son corps
S’envolent vers un triste décor
Comment rester insensible
Devant tant de souffrance
Comment rester impassible
Devant la misère de cette enfance
La misère court sur le sentier de nos cruautés
La famine avance sur les pas de nos absurdités
L’enfant cris sous le poids de l’injustice
L’enfant meurt sous les coups d’un amour factice
La peau sur les os
Les blessures sur son dos
Les trempes qui l’empêchent de bouger
La soif qui l’empêche de parler
Les autres tiendront le stylo aujourd’hui
Certains de famine, mourront comme lui
Les plus chanceux vivent dans des somptueux palais
Lui dans ce taudis qui sent mauvais
Ce petit bout chou devenu un chien errant
Ce petit ange au regard implorant
Mérite-t-il un tel sort
Cette souffrance est -elle de son ressort
Vous qui croyez en Dieu
Vous qui croyez à la magie des cieux
Priez donc pour lui
Si la prière seule suffit
Balbine. B. Ngono
©balbine